Lo Bus « Febus » de Pau shens Occitan, de cap a ua vergonha de mei !

« Qu’ei fenit lo temps de la vergonha e que comença lo temps de la fiertat » ? Voici la fameuse phrase sur laquelle s’était appuyé M.François Bayrou pour gagner l’électorat occitaniste lors d’un meeting à Toulouse à l’occasion de l’avant-dernière élection présidentielle. Le temps de la honte n’est visiblement toujours pas terminé pour l’actuel maire de Pau qui attend avec impatiente, comme bon nombre de Palois.es, l’arrivée du bus Fébus. Mais voilà il y a un hic, et de taille, la langue du Prince de Foix-Béarn n’y sera pas représentée alors que 4 langues étrangères, proposées par le fournisseur, y seront. Interrogée sur ce point le 8 juin dernier, la mairie s’explique par un retour de mail le 25 juillet : « Il s’avère que le coût proposé par les entreprises pour le développement de l’option« intégration de l’occitan » était élevé » et d’ajouter « En conséquence, il a été décidé de ne pas retenir cette option. »

Les Béarnaises et les Béarnais seront heureux d’apprendre qu’ils ne sont qu’une option dans le projet de l’ancien ministre. Le vicomte du Béarn à qui on a emprunté le nom pour ce moyen de transport novateur en serait outré tout autant. Aussi, nous n’avons pas obtenu de précisions sur les quatre langues proposées mais il va sans dire que la langue de l’Etat impérialiste y sera elle (français), tout comme la langue de la mondialisation (anglais) et probablement la langue du voisin madrilène (castillan). Quid des quatre langues historiques pyrénéennes (Aragonais, Basque, Catalan et Occitan) ou même d’autres langues très présentes sur l’agglomération? Cette hiérarchisation des langues est intolérable.

Attention le Fébus n’est pas un cas isolé et c’est toute la politique linguistique de la ville qui bat de l’aile par manque de détermination et de courage des élus.

Le FPRO, Front Populaire pour une République Occitane, appelle à se mobiliser et à manifester notre désaccord total face à ce nouveau revers contre la dynamique de renaissance de notre langue. Il est honteux de nous faire cela, et de faire subir cela aux milliers d’enfants qui grandissent aujourd’hui avec cette langue et qui emprunteront ce bus un jour. La ville de Pau doit agir comme un exemple en terme de politique linguistique. On ne peut pas, d’un côté, avancer sur le Hédas et, de l’autre, reculer sur le reste de la ville. Enfin, l’argument monétaire ne tient pas car, dès le départ, le caractère optionnel de la présence de l’occitan était une grave erreur et une insulte faite au peuple occitan.

FPRO Bearn

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Monsieur,

Vous avez écrit à Monsieur le Maire de Pau pour lui faire part de votre souhait de voir l'intégration de l'occitan dans le projet Febus.

Dans le cadre de l'appel d'offres du marché de Billettique, le Syndicat Mixte Pau Béarn Pyrénées Mobilités a demandé à ce que les entreprises proposent dans leurs offres une option pour l'intégration de l'occitan en plus des quatre langues prévues de base dans le marché et communément proposées par les fournisseurs.

Il s'avère que le coût proposé par les entreprises pour le développement de l'option "intégration de l'occitan " était élevé.

En conséquence, il a été décidé de ne pas retenir cette option.

Bien cordialement

Direction Mobilités et Espaces Publics

Pôle Ressources -  Service Administration Générale .........................